PAGE EN COURS D'ELABORATION

Cette page est en cours d'élaboration. Disponible dans son intégralité en septembre vous pourrez y découvrir le magnifique orgue de l'église St Ignace.

En attendant, les informations inscrites sur cette page pourraient contenir des erreurs et ne doivent pas être utilisés dans le cadre de recherches.

Merci de votre compréhension, et à très vite à St Ignace.

St Ignace

Un joyau caché de la rue de Sèvres

    Il faut connaître les lieux pour trouver l'église Saint-Ignace. Nichée au cœur du 6ᵉ arrondissement, à quelques pas du Bon Marché, elle se dissimule derrière la façade discrète d'un immeuble moderne de la rue de Sèvres. Rien ne laisse présager qu'un vaste édifice néo-gothique se cache derrière cette entrée presque anonyme.

       L'orgue construit par Aristide Cavaillé-Coll en 1891 est à l'image de l'église : discret, méconnu et pourtant remarquable. Longtemps resté dans l'ombre des grands instruments parisiens de Notre-Dame, de Saint-Sulpice ou de Sainte-Clotilde, il constitue pourtant un témoignage particulièrement intéressant du savoir-faire du célèbre facteur d'orgues à la fin du XIXᵉ siècle.

Un orgue pour une église marquée par l'histoire

       Construite entre 1855 et 1858 par les Jésuites grâce au soutien de généreux mécènes, parmi lesquels Napoléon III, l'église Saint-Ignace adopte le style néo-gothique alors très en vogue. Son architecture répond néanmoins aux principes jésuites : une nef unique destinée à favoriser la prédication.

       L'histoire de l'édifice est mouvementée. Pendant la Commune, les Jésuites sont contraints de quitter les lieux et l'église ferme ses portes. Elle sera même transformée pendant un temps en magasin de pianos.

       En 1862, le facteur belge Loret construit un premier orgue, inauguré le 7 novembre par César Franck et Charles-Alexis Chauvet. L'instrument ne donnant pas entière satisfaction, Aristide Cavaillé-Coll, chargé de son entretien à partir de 1875, décide finalement d'en entreprendre la reconstruction complète.

La reconstruction de 1891

     Le nouvel orgue est achevé le 7 juillet 1891.

     Du premier instrument, seul le vaste buffet de Loret est conservé. Cavaillé-Coll reconstruit entièrement la partie instrumentale en créant un orgue de 31 jeux répartis sur deux claviers et un pédalier.

     Conçu selon les principes de l'orgue symphonique français, l'instrument possède toutes les caractéristiques des réalisations du maître : des fonds généreux, des anches puissantes et une remarquable homogénéité des timbres.

Caractéristiques techniques et conception

L'orgue de Saint-Ignace est représentatif de la dernière période de la production de Cavaillé-Coll.

Composition : 31 jeux répartis à l'origine sur deux claviers et un pédalier.

Transmission mécanique : fidèle aux principes défendus par Aristide Cavaillé-Coll, l'instrument bénéficie d'une traction mécanique qui offre à l'organiste une grande précision de toucher.

Le buffet de Loret : le remarquable buffet du premier orgue de 1862 a été conservé lors de la reconstruction de 1891, permettant d'associer l'esthétique du premier instrument à la conception sonore de Cavaillé-Coll.

Une esthétique symphonique : la richesse des jeux de fonds et l'équilibre des anches permettent d'aborder l'ensemble du répertoire romantique français dans des conditions particulièrement favorables.

Une histoire mouvementée et plusieurs restaurations

  L'expulsion des Jésuites au début du XXᵉ siècle entraîne la fermeture de l'église et l'arrêt complet de l'activité de l'orgue. L'instrument reste silencieux jusqu'en 1923, date à laquelle l'édifice est rendu au culte.

   En 1924, la maison Mutin effectue un premier relevage dans le respect total de l'œuvre de Cavaillé-Coll.

   En 1931, Charles-Marie Widor y interprète pour la dernière fois sa célèbre Symphonie gothique.

    En 1947, les facteurs Daniellot et Salmon modifient légèrement la composition de l'instrument afin de l'adapter aux goûts néo-classiques de l'époque. Le Salicional et le Cornet sont remplacés par un Nasard et une Tierce.

   Face à la dégradation progressive de l'orgue, une restauration générale devient indispensable au début des années 1970. La partie instrumentale est alors inscrite à l'Inventaire des Monuments historiques et les travaux sont confiés à la maison Haerpfer-Erman.

   Achevée en 1977, cette restauration comprend un relevage complet ainsi que l'ajout d'un troisième clavier correspondant à un Positif de 11 jeux. L'orgue restauré est inauguré par Jean Langlais le 18 octobre 1977.

   En 1998, Yves Koenig et Philippe Emeriau entreprennent un nouveau relevage. L'instrument est entièrement démonté et nettoyé. Le Salicional, le Cornet et le Plein-Jeu sont restaurés, permettant de retrouver une partie importante de la conception originale de Cavaillé-Coll.

   Enfin, une dernière restauration est réalisée en 2012. Les soufflets, les gosiers et les bobines de tirage des jeux sont remplacés. Les pressions d'origine sont rétablies et un combinateur électronique est installé.

Un instrument vivant

Aujourd'hui, l'orgue continue d'accompagner la liturgie et la vie musicale de la paroisse.

Les organistes de Saint-Ignace sont Simon Cnockaert, Pascal Marsault, Anne-Isabelle de Parcevaux et Pierre Queval.